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Les problèmes de trésorerie liés à de mauvais paiements plombent le quotidien de plus d'un patron. Une récente Etude IPSOS pour American Express auprès de plus de 300 chefs d'entreprises PME et ETI détaille l'ampleur du problème.

Le ressenti : la trésorerie, préoccupation majeure

Selon cette étude, la trésorerie vient en tête de liste des sujets d'inquiétude. Ainsi, 70% des répondants en font un enjeu prioritaire, avant même de remplir le carnet de commandes. De plus 46% des personnes interrogées indiquent que les difficultés de trésorerie sont liées aux retards de paiement.

Finalement, le suivi des encours clients devance le développement du business dans la hiérarchie des priorités de l'entreprise. Au point de se demander s'il ne vaut pas mieux engager un chargé de recouvrement plutôt qu’un commercial !


Les faits : plus de la moitié des entreprises subit des retards de paiement

Les retards de paiement sont avérés : 68% des patrons interrogés en ont rencontré au cours des 12 derniers mois. Plus grave: 45% des répondants - soit quasiment la moitié - ont carrément fait face à des impayés sur la même période.

L'étude précise que le délai moyen de paiement monte à 49 jours (pour rappel, le délai supplétif pour payer ses fournisseurs est fixé à 30 jours). Et selon les chiffres de L'INSEE, ce délai moyen de paiement dépasse actuellement 54 jours et tend à augmenter depuis 2013.


Les conséquences : les fournisseurs doivent attendre

Mécaniquement, les entreprises dont la trésorerie chute à cause de problèmes de paiement ont plus de mal à payer leurs propres fournisseurs dans les temps. C'est le cas de 20% d'entre elles.

La conséquence la plus grave reste la mise en danger des entreprises. D'ailleurs, retards de paiement et impayés causent un quart des dépôts de bilan annuels.


Les solutions : développer le recours à des expertises externes

Les entreprises activent plusieurs stratégies pour faire face à leurs impayés : 29% gèrent les relances en interne, 24% négocient des facilités de caisse avec leur banque et 19% négocient avec les fournisseurs.

Ces stratégies font encore peu appel aux expertises externes. Parmi elles figure l'affacturage via des plateformes de financement du poste client type FINEXKAP. Egalement, les solutions des cabinets de recouvrement sont des alternatives. Les entreprises peuvent aussi solliciter le médiateur interentreprises de Bercy, quand un client grand compte tend à abuser de sa position dominante. Plus les PME professionnaliseront le suivi des encours clients, plus les débiteurs apprendront à faire preuve de diligence.


Philippe Bernis (Direct Recouvrement)