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La France est championne d’Europe des retards de paiements. Deux entreprises sur trois, mettent la trésorerie de leurs fournisseurs et sous-traitants en zones rouges, et un quart des faillites sont causées par les retards de paiements (source : Altares et la Médiation inter-entreprises).

La France est également en tête pour le « petit » retard de paiement (moins de 15 jours). Pourtant, un seul jour de retard représente 1 milliard d’euros de trésorerie en moins, pour l’ensemble des entreprises concernées.

Cependant, pour amortir ce déficit temporaire, il existe ce que l’on nomme « indemnités de retard ». Très peu d’entreprises les réclament, et pour cause, elles ne savent même pas comment les calculer, ni les échelonner…


Véritable partenaire du créancier, le cabinet de recouvrement travaille dans le prolongement des actions de relances déjà entreprises. Comment lui donner le "go"? Quelles pièces lui transmettre? Comment assurer une intervention réactive et efficace ?

La collaboration idéale entre un créancier et son cabinet de recouvrement ne cause aucune rupture dans les habitudes de relance et la culture commerciale du créancier. Transparence et réactivité sont les piliers d'un résultat d'encaissement et ce, dans le parfait respect du débiteur.

Une facture et c'est parti !


Pour le créancier, déclencher l'intervention du cabinet n'est pas plus compliqué que de lui transmettre la facture en souffrance.

En effet, la première obligation du cabinet de recouvrement : adresser une lettre au débiteur qui contient le fondement de la créance (art R 124-4 du code de procédure civile d’exécution). Ce qui revient à un courrier contenant des informations qui figurent toutes sur la facture - numéro de facture, date, montant, coordonnées du créancier et du débiteur.

Les justificatifs type bon de commande, échanges de courriers et d'e-mails, rapport d'intervention ne rentrent en scène que dans un deuxième temps, si le débiteur conteste la facture. Dans ce cas, charge au cabinet de revenir vers le créancier pour récupérer les pièces, et au créancier de répondre sans attendre!

Un cabinet peut être sollicité pour une seule facture. Si plusieurs factures sont en jeu, un simple extrait du compte est suffisant; il doit par contre bien indiquer les coordonnées postales du débiteur.

Le plus simple : un interlocuteur unique


En général, seuls des documents administratifs sont nécessaires pour entamer des actions de recouvrement (facture, état comptable, bon de commande). Inutile, donc, de mettre le cabinet de recouvrement en contact avec le responsable financier ou tout autre directeur. Le comptable clients missionné par sa hiérarchie saura très bien transmettre les dossiers au cabinet.

Quel que soit le profil dédié dans l’entreprise pour effectuer le lien, il est néanmoins important qu’il soit clairement identifié par le cabinet. Un seul et unique interlocuteur permet de gagner en efficacité sur la transmission d’information. La réactivité est essentielle !

La fluidité à double sens


L'échange rapide d'informations se joue à double sens. Ainsi, le cabinet doit immédiatement remonter tout résultat au créancier, qu'ils 'agisse d'un acompte perçu par le cabinet ou d'une réaction épidermique du débiteur. Cette communication rapide est capitale pour garder de la crédibilité et du sérieux dans les relances.

En résumé : simplicité et rapidité de l’information sont les deux moteurs d’une externalisation efficace du recouvrement.


Philippe Bernis (Direct Recouvrement)


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Selon l’étude annuelle «European Payment Report 2015» réalisée par Intrum Justitia, 40% des entreprises en Europe considèrent les retards de paiement comme une menace significative. La reprise récente ne change rien au problème, les entreprises prévoient d'ailleurs qu'il empire. Pourtant, éliminer les retards de paiement nourrirait le cercle de la croissance. Explications.


Les retards de paiement ont un impact grave dans la vie des entreprises européennes : Intrum Justitia révèle qu'ils obligent 24% des entreprises à licencier; pour 34% d'entre elles,  ils sont un frein à l'embauche. Pire: pour un tiers des entreprises, leur pérennité est directement menacée par retards et impayés.

La France n'affiche pas un palmarès plus enviable que la moyenne européenne : deux entreprises sur cinq connaissent des retards de paiement; seuls 38% sont réglés à moins de 30 jours, contre 63% en moyenne en Europe. Face à de nombreuses demandes de délais de paiement, les factures sont payées en moyenne à 50 jours en France, contre 35 jours en moyenne en Europe.

Les paiements tardent malgré la reprise et la législation

Une reprise s'amorce bel et bien, toutefois aucune amélioration n'est constatée en termes de rapidité de paiement. De plus, la situation persiste malgré plusieurs initiatives lancées ces dernières années pour parer au problème. Parmi celles-ci, l'instauration d'une indemnité forfaitaire de 40 € par facture en retard de paiement, la hausse du taux d’intérêt légal, une amende administrative alourdie pour non-respect des délais de paiement, un contrôle des habitudes de paiement par les commissaires aux comptes…

Les entreprises se font peu d'illusion : 34 % des entreprises françaises - 17 % en moyenne sur l'Europe - anticipent une augmentation du risque d'impayés au sein de leur activité sur les douze prochains mois.

La baisse des retards de paiement, clé de la croissance

La baisse des retards de paiement lèverait les derniers verrous vers une reprise confirmée. Le cercle vertueux de la croissance pourrait alors se déclencher. Des factures payées à temps assurent un gain de trésorerie, donc un investissement en fonds propre relancé, lui -même synonyme de développement commercial et de croissance. Point d'orgue de cette logique : des embauches qui redeviennent endossables par les entreprises.

Il est crucial que les entreprises se battent en ce sens, en commençant par utiliser les dispositifs en place cités plus avant, mais encore trop peu appliqués. Le poste client doit faire l'objet de toute les attentions. Le professionnaliser est sans conteste une solution pertinente.


Philippe BERNIS (Direct Recouvrement)



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