Flash info


Différents prestataires opèrent en recouvrement de créances. Tous n'ont pas le même modèle de rémunération ni de prise de risque. Conséquence: les façons de procéder peuvent grandement varier. Le point sur qui fait quoi sur le marché du recouvrement.

L'une des principales différences entre les acteurs du recouvrement réside dans le rachat - ou pas - de la créance. Les professionnels qui endossent les dettes prennent aussi plus de risques, facteur qui va impacter leurs pratiques. Pour les autres, rémunérés au résultat, la négociation avec le débiteur est privilégiée.

Les sociétés qui rachètent les créances civiles

Ces sociétés exercent souvent en partenariat avec des sociétés d'enquêtes civiles qui les assistent dans différentes recherches (domicile, employeur, entre autres) pour retrouver les débiteurs. Pour ces acteurs, l'échec dans le recouvrement n'a pas sa place, compte-tenu de la charge de la créance portée. Ces sociétés, souvent appelées "chasseurs de dettes", n'hésitent pas à user de pratiques coercitives et condamnables, à la limite de la loi tel le harcèlement.

Les sociétés qui rachètent les créances commerciales

Dans ce cas également, la créance est rachetée. Ces cabinets étudient la qualité de la créance et font jouer la prise de risque qu'ils endossent pour racheter les factures à bas prix (30 à 50% du montant en jeu). C'est le cas en particulier avec des créanciers qui ont besoin de rentrées de cash immédiates, ou ceux qui font face à des débiteurs qui déposent le bilan et n'ont plus le droit de régler leurs factures. Ce modèle est en quelques sortes celui du dernier recours, quand il vaut mieux pour l'entreprise encaisser un pourcentage de la facture plutôt que rien du tout.

Les prestataires spécialisés dans l'outsourcing

Ces professionnels  ne rachètent pas de créances mais prennent en charge la relance de toutes les factures d'un créancier. Leur prestation est particulièrement utile pour les entreprises qui manquent d'organisation interne pour le suivi des factures ou font face à des volumes importants de relances. Véritable prolongement de la relation client, l'outsourcing nécessite une forte adaptabilité à l’environnement économique du créancier et à ses pratiques commerciales. Son seul inconvénient : il diminue les marges du créancier.

Les cabinets rémunérés au résultat

Là encore, aucune créance n'est rachetée. Les cabinets rémunérés au résultat perçoivent leurs honoraires uniquement sur encaissement, ce qui garantit leur implication totale dans le recouvrement entrepris. Souvent engagés quand un contentieux apparaît, ces professionnels apportent une grande capacité de négociation et des connaissances juridiques en droit des affaires.


Philippe Bernis (Direct Recouvrement)

 

Un créancier en situation d’impayé peut réclamer de plein droit des pénalités de retard. Pour que ces dernières ne restent pas une simple menace sans suite, Direct Recouvrement dotent les entreprises d'un outil en ligne, simple et convivial pour les calculer et publier les courriers de relance associés.

www.recouvrup.fr

Réservée aux clients de Direct Recouvrement, la nouvelle version de l'application du cabinet crée en quelques clics la boîte à outils pour facturer et relancer les pénalités de retard dues par les professionnels soumis au Code de commerce (sociétés, entreprises individuelles, professions libérales…).

L'application reprend les fonctionnalités initiales, à savoir le calcul du montant des pénalités suivant 3 taux (taux fixe, 3 fois taux d’int. légal, taux REFI de la BCE majoré de 10 points)  et l’édition au format pdf d’un justificatif. Inutile donc de se débattre avec calculatrice ou taux applicable, l’application s’occupe de calculer pour vous les pénalités de retard.

Les nouveautés : il est dorénavant possible :
-    d'ajouter plusieurs créances sur un même compte débiteur.
-    d’intégrer l'indemnité complémentaire de 40 € par facture.
-    de publier des courriers de relance qui reprennent le montant des pénalités de retard calculées, ce sur 3 niveaux jusqu'à la mise en demeure.

Comment échelonner les envois des courriers de relance ?
Le premier courrier indique le montant de la majoration. Accompagné du justificatif de calcul fourni par l’appli, il part idéalement dès le premier jour suivant la date d’échéance (art. L 441-6 du Code de commerce). Il demande au débiteur de régulariser sous huitaine.

Une fois ce délai échu, si le débiteur n'a toujours pas réglé, le courrier de relance de niveau 2 part et exige cette fois une régularisation du nouveau montant majoré des pénalités.

Dernière étape si la relance de niveau 2 n'a rien donné : un courrier de mise en demeure  est expédié, dernier délai sous huitaine, avant que la créance ne soit confiée au service contentieux...

Tous ces courriers mentionnent les articles de loi relatifs à la démarche. Leur formalisme et leur exhaustivité permettent au chef d'entreprise de professionnaliser sa relance, d'accentuer la pression et d’améliorer au final ses délais d’encaissement.


Philippe Bernis (Direct Recouvrement)


Les problèmes de trésorerie liés à de mauvais paiements plombent le quotidien de plus d'un patron. Une récente Etude IPSOS pour American Express auprès de plus de 300 chefs d'entreprises PME et ETI détaille l'ampleur du problème.

Le ressenti : la trésorerie, préoccupation majeure

Selon cette étude, la trésorerie vient en tête de liste des sujets d'inquiétude. Ainsi, 70% des répondants en font un enjeu prioritaire, avant même de remplir le carnet de commandes. De plus 46% des personnes interrogées indiquent que les difficultés de trésorerie sont liées aux retards de paiement.

Finalement, le suivi des encours clients devance le développement du business dans la hiérarchie des priorités de l'entreprise. Au point de se demander s'il ne vaut pas mieux engager un chargé de recouvrement plutôt qu’un commercial !


Les faits : plus de la moitié des entreprises subit des retards de paiement

Les retards de paiement sont avérés : 68% des patrons interrogés en ont rencontré au cours des 12 derniers mois. Plus grave: 45% des répondants - soit quasiment la moitié - ont carrément fait face à des impayés sur la même période.

L'étude précise que le délai moyen de paiement monte à 49 jours (pour rappel, le délai supplétif pour payer ses fournisseurs est fixé à 30 jours). Et selon les chiffres de L'INSEE, ce délai moyen de paiement dépasse actuellement 54 jours et tend à augmenter depuis 2013.


Les conséquences : les fournisseurs doivent attendre

Mécaniquement, les entreprises dont la trésorerie chute à cause de problèmes de paiement ont plus de mal à payer leurs propres fournisseurs dans les temps. C'est le cas de 20% d'entre elles.

La conséquence la plus grave reste la mise en danger des entreprises. D'ailleurs, retards de paiement et impayés causent un quart des dépôts de bilan annuels.


Les solutions : développer le recours à des expertises externes

Les entreprises activent plusieurs stratégies pour faire face à leurs impayés : 29% gèrent les relances en interne, 24% négocient des facilités de caisse avec leur banque et 19% négocient avec les fournisseurs.

Ces stratégies font encore peu appel aux expertises externes. Parmi elles figure l'affacturage via des plateformes de financement du poste client type FINEXKAP. Egalement, les solutions des cabinets de recouvrement sont des alternatives. Les entreprises peuvent aussi solliciter le médiateur interentreprises de Bercy, quand un client grand compte tend à abuser de sa position dominante. Plus les PME professionnaliseront le suivi des encours clients, plus les débiteurs apprendront à faire preuve de diligence.


Philippe Bernis (Direct Recouvrement)