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Les défaillances d'entreprises augmentent en France et touchent de plus en plus d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) constate le dernier baromètre Coface publié jeudi 14 février 2013. À la clé un impact plus grand en matière sociale et des conséquences financières aggravées pour les débiteurs... Lire la suite

Auteur : Philippe Flamand pour LEntreprise.com




Depuis le 1er janvier 2013, la requête pour obtenir une injonction de payer doit être adressée au tribunal de grande instance lorsque la créance est supérieure à 10 000 €.

Lorsqu’il n’est pas parvenu à recouvrer à l’amiable (après relance puis mise en demeure) une créance qu’il détient sur l’un de ses clients, le dirigeant d’entreprise peut recourir à la procédure d’injonction de payer. Rapide, simple et peu coûteuse, cette procédure lui permet d’obtenir d’un juge une ordonnance enjoignant au débiteur de régler sa dette et l’autorisant ensuite à faire procéder, si besoin, à la saisie des biens de ce dernier... Lire la suite


Auteur : Christophe Pitaud (lesechos.fr)

Les défaillances d'entreprises augmentent de 12,5 % au quatrième trimestre, selon le bilan d'Altares. Une hausse généralisée, mais qui touche plus particulièrement les services aux particuliers, l'hébergement, la restauration et l'immobilier.

La crise dure et met à rude épreuve les entreprises. Le mouvement de reflux des défaillances amorcé en 2010 et qui s'était prolongé en 2011 s'est arrêté net en 2012. L'an dernier, les tribunaux de commerce ont prononcé 59.780 procédures de redressement judiciaire et de liquidation directe, soit une hausse de 2,7 % sur un an, comptabilise Altares dans son bilan publié aujourd'hui.

Contrairement à ce que pronostiquaient certains, le record de 2009 n'est toutefois pas atteint (voir graphique). Par rapport au plus fort de la crise, ce sont 2.500 entreprises qui ont été épargnées et plus de 10.000 emplois « sauvés ». Mais le volume des faillites reste toujours très élevé, bien supérieur à son niveau d'avant-crise. Et il en va de même pour le nombre d'emplois menacés par ces défaillances : à 245.000 l'an dernier, ce chiffre est globalement stable sur les trois dernières années mais supérieur de 15.000 à celui de 2008. « Quatre ans après la panne de l'économie mondiale, les entreprises sont encore essoufflées », constate Thierry Millon, responsable des études de la société spécialisée dans l'information sur les entreprises.


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Comme toujours, l'essentiel des défaillances (92 % précisément) a concerné des sociétés sans salarié ou des TPE de moins de 10 salariés. Mais 2012 aura été marquée par un rebond des défaillances des grosses PME. Doux, Petroplus, Marie Brizard ou encore Neo Security et Thomson Angers ont compté parmi les cas les plus frappants.

Manque de trésorerie et difficultés de financement externe

Au final, 482 PME de plus de 50 salariés ont été placées en redressement ou liquidation, soit 18 % de plus qu'en 2011. « Leur vulnérabilité s'est essentiellement concentrée sur le premier semestre, note Thierry Millon. Nombre d'entre elles présentaient des difficultés déjà anciennes et leur pérennité était compromise depuis plusieurs mois, voire des années. » En cela, la situation est différente de 2009  : les défaillances de grosses PME avaient alors explosé face au coup d'arrêt brutal de l'activité mondiale. « Aujourd'hui, il reste des clients, notamment à l'international, mais les entreprises doivent redoubler d'efforts pour aller les chercher alors que beaucoup d'entre elles manquent de trésorerie et font face à des difficultés de financement externe », poursuit l'expert.

Dans un contexte de stagnation de l'économie, la fin de l'année a été particulièrement douloureuse. En cette période de clôture des comptes, plus de 16.000 défaillances ont été enregistrées, soit un bond de 12,5 % par rapport à l'an dernier. Un tel rythme n'avait pas été vu depuis les pires moments de la crise. Et que l'on regarde par secteur d'activité, par taille d'entreprise, par ancienneté ou par région d'implantation, la hausse est généralisée. La tendance est particulièrement mauvaise dans les services aux particuliers, l'hébergement, la restauration et l'immobilier.

« C'est un signe fort d'inquiétude qui ne permet pas d'imaginer de retournement de tendance au premier semestre 2013 », prévient Thierry Millon. La mise en redressement judiciaire de Virgin Megastore, lundi, a déjà marqué l'actualité : on ne retrouvera pas en 2013 les niveaux de défaillances d'avant-crise.